Depuis plusieurs mois, le Web sémantique gagne peu à peu en visibilité. Plusieurs facteurs expliquent cet intérêt grandissant :
la formidable multiplication des données sur le Web complexifie un peu plus chaque jour nos pratiques d'accès et de recherches d'information ;
le mouvement d'ouverture des données par les Web services au cœur des problématiques du web 2.0 ;
l'aspiration à une plus grande transparence des organismes gouvernementaux par la mise à disposition des données publiques que les technologies du Web sémantique simplifie ;
l'existence des différentes briques technologiques nécessaires à son déploiement ;
les différentes annonces faites dans ce sens par quelques grandes entreprises du Web comme Yahoo, Google ou, plus récemment, Facebook.
Pour autant, ce concept fait toujours l'objet d'incompréhensions, de récupérations voire de fantasmes et de rejets.
Les Archives de France ont saisi l'opportunité de la mise à disposition sur le Web du thésaurus W pour tester sur un cas concret les possibilités offertes par ces technologies dans la perspective de la mise à disposition du patrimoine culturel et le traitement des données archivistiques et, ainsi, de lever le voile sur ce qui s'annonce comme une nouvelle étape du Web.