La Première Guerre mondiale, entre histoire, mémoires et commémorations

Publié le 17/05/2013.

Conférence organisée par les Archives départementales de l'Aude le 30 mai à 20 h 30, par François Icher

Informations complémentaires et bulletin d'inscription

Référentiels et données d’autorité à l’heure du Web sémantique

Publié le 20/06/2011.

Journée d'étude AFNOR/BnF. Vendredi 27 mai 2011

Les présentations de cette journée sont disponibles ici

Cycles de conférences aux Archives

Publié le 19/03/2013.

Plusieurs services d'Archives vous proposent au cours de l'année des conférences.

Les mardis aux Archives nationales

 

Conférences/causeries aux Archives municipales de Brive

 

"Aux archives ce soir" cycle de conférences des Archives départementales du Nord

 

Les lundis des Archives départementales du Cantal

 

Les rendez-vous du mardi  aux Archives départementales de Seine-et-Marne. Possibilité d'écouter ou de télécharger en ligne gratuitement les enregistrements sonores de certaines conférences des Rendez-vous du Mardi

 

Les Mardis des Archives : conférences aux  Archives départementales de la Somme

 

Cycle de conférences  aux Archives départementales de la Charente-Maritime

 

Conférences au Centre d'archives patrimoniales de la CREA (Communauté d'agglomération Rouen-Elbeuf-Austreberthe)

 

Les rendez-vous avec l'INA aux  Archives municipales de Lyon

 

Les '"Jeudis des Archives" aux Archives municipales de Rennes

"Les Mardis de l'Ecole des chartes" : le point sur l'actualité historiographique

Publié le 02/10/2012.

Six rencontres pour l'année universitaire 2012-2013 autour d'un livre, de son auteur et d'un spécialiste du sujet illustreront la contribution des chartistes au débat historiographique et patrimonial

Le premier rendez-vous du mardi 23 octobre 2012, à 17 h dans la grande salle de l'Ecole, est avec Michel Pastoureau.

 

Accéder au programme de l'année

De Brisbane : archiver les connaissances indigenes, Dr Shannon Faulkhead, Dr Tom Chandler and Brent McKee

Publié le 28/08/2012.

L'université de Monash a développé un intéressant projet autour des archives indigènes : le Monash Country Lines Archive (MCLA) a pour ambition de préserver le patrimoine des peuples indigènes dans toute l'Australie : récits oraux, légendes, poésies, chants, langues en péril du fait de la fragilité de leur transmission.

Pour atteindre cet objectif, le projet utilise la modélisation en 3D et les technologies de l'animation. L'équipe de chercheurs, étudiants et animateurs 3D ont développé une méthode de préservation du patrimoine qui est immédiatement accessible pour les communautés proches et urbaines ou lointaines et rurales. Ces archives permettent de partager le patrimoine des communautés indigènes et de préserver la connaissance de leur langue et de leurs récits.

Le projet cherche aussi à encourager l'engagement intellectuel dans la construction d'archives vivantes dans un espace décolonisé dans lequel les communautés sont heureuses de voir leur culture préservée. Ces archives sont sous forme de films 3D avec sons : les récits oraux ou poésies sont mis en images 3D avec l'aide des communautés qui aident au choix des paysages dessinés, animaux etc.

Ce projet permet aussi d'impliquer les communautés dans le partage culturel autour de leur histoire, des archives et des nouvelles technologies. Elles peuvent avoir accès à tout moment, quel que soit leur lieu de vie et contrôle les droits de reproduction et de diffusion de ces archives.

http://www.infotech.monash.edu.au/noncms/ research/projects/independent/countrylines-archive/

Compte rendu envoyé par Isabelle Rouge-Ducos, Service interministériel des Archives de France

De Brisbane : renforcer les liens entre les archivistes et leur public par Jean-François Moufflet (France)

Publié le 24/08/2012.

Les archives numérisées en ligne et les nouveaux outils pour les internautes ont permis de développer des expériences innovantes pour renforcer les liens entre les archivistes et leur public.

Jean-François Moufflet a commencé par présenter un bilan de la numérisation des archives : aujourd'hui c'est plus de 300 millions de pages et plus de 6 millions de documents iconographiques qui ont été numérisés par les services d'archives français (réseau des archives nationales et territoriales). 71 % de ces archives numérisées sont également disponibles en ligne. Bien que la part prise par les registres paroissiaux et d'état-civil dans ces ressources soit très importante, il a été toutefois souligné combien grande était la variété de notre patrimoine archivistique à travers un florilège des principaux types de documents numérisés et en gardant en tête que ces millions d'images ne reflètent qu'à peine 5 % de tout ce que nous conservons dans nos dépôts !

L'essentiel de la communication a ensuite porté sur les modalités de mise en ligne et de consultation des documents (exemples de sites web d'archives départementales), avant d'aborder les nouveaux enjeux, les points à améliorer et les relations nouvelles qui se sont créées avec le public ces 5 dernières années.

Il a d'abord été souligné que les services d'archives devaient rendre visible, autant que possible, leurs activités et leurs réalisations, et essayer de toucher un nouveau public en lui faisant découvrir l'intérêt de nos documents. Un retour d'expérience sur l'utilisation des médiaux sociaux (Twitter mais surtout Facebook, en prenant l'exemple de la Manche) a montré les possibilités de toucher de nouvelles personnes et de créer un véritable dialogue avec elles, ce que les sites institutionnels ne permettent pas toujours de faire. Il a été également évoqué le décloisonnement des ressources archivistiques, accessibles de plus en plus sur d'autres sites que celui du service, que ce soit par des sites de partage de contenus (Flickr, You Tube, Dailymotion) ou par des portails culturels (Collections, Europeana, APEx).

Il a été ensuite traité des retombées du Web 2.0 qui a amené un certain nombre de services à proposer au public de participer à l'enrichissement de nos ressources, par l'indexation collaborative, permettant de rendre nos images d'archives plus accessibles, en remarquant que cette indexation participative était de plus en plus accessible à l'internaute (exemple du Cantal).

Enfin la communication s'est achevée sur la notion d'appropriation et de réutilisation de nos ressources par le public, en soulignant au passage combien à cette occasion le public pouvait nous être d'une aide précieuse. La participation du public et l'exigence de qualité scientifique ne sont pas incompatibles loin de là, comme pouvaient l'illustrer les exemples de transcriptions de documents par des étudiants encadrée par les Archives départementales des Alpes-Maritimes sur Wikimédia ou encore l'aide à l'identification de documents soit sur des sites de partage de contenu comme Flickr (Alpes-Maritimes), soit sur des sites dédiés comme le L@boratoire des Internautes de la Vendée. La présentation s'est terminée par les dictionnaires collaboratifs mis en place par les Archives de la Vendée, sans doute une des illustrations les plus brillantes de l'exploitation de nos ressources numériques.

A Brisbane, Claire Sibille et Jean-François Moufflet (Service interministériel des archives de France) jouent avec l'ATOM

Publié le 24/08/2012.

Jean-François Moufflet et Claire Sibille de Grimoüard ont assuré la présentation générale du logiciel d'archives AtoM, et ont animé le lendemain l'un des ateliers pratiques organisés pour des utilisateurs plus avancés du logiciel, venant du Royaume-Uni, du Japon, de Slovénie, d'Australie, de Malaisie, de l'OTAN et de la Bank World Group.

 

ICA-AtoM (Access to Memory) est un logiciel libre open source développé pour le Conseil international des archives, entièrement basé sur le web, doté d'une interface multilingue, et déjà largement utilisé dans le monde. Il permet à la fois de produire et de publier sur Internet des descriptions archivistiques conformes aux quatre normes de description internationales.


Il permet également d'exporter et d'importer des données dans des formats standardisés (EAD, EAC-CPF, SKOS, Dublin Core, MODS XML), de lier des images numériques aux descriptions archivistiques.


Il comprend enfin, depuis sa version 1.2, des fonctionnalités d'enregistrement des entrées et de gestion des localisations.

 

Pour plus d'informations : https://www.ica-atom.org/

Depuis Brisbane : vers une nouvelle ère de description par Outi Hupaniittu (Finlande, Service des Archives nationales)

Publié le 24/08/2012.

Claire Sibille a également suivi pour nous les explications de Outi Hupaniittu décrivant le nouveau modèle conceptuel pour la description archivistique que les Archives de Finlande sont en train de mettre en place.


Début 2012, le Service des Archives nationales de Finlande (NAS) a commencé un projet (intitulé AHAA) dont l’objectif est de développer des services descriptifs communs pour le secteur des archives finnoises. Une partie du projet consiste à développer de nouvelles approches de la description archivistique. Le projet qui sera mené de 2012 à 2014 comprend le développement d’un outil de description (système d’information) pour implémenter le nouveau modèle de description.


En Finlande, la situation actuelle en matière de description archivistique n’est pas satisfaisante. Les règles finnoises actuelles pour la description archivistique sont proches d’ISAD(G). Elles ont été créées pour guider la description des archives traditionnelles conservées dans un service d’archives. De ce fait, elles ne prennent pas en compte les métadonnées des archives électroniques qui sont créées avant leur transfert dans un service d’archives. Elles ignorent la description de nombreux types d’archives, en particulier celles nées dans un environnement électronique, comme les bases de données. Elles ne sont pas adaptées au niveau de description « pièce » des documents numériques. Enfin, elles ne disent rien sur les descriptions créées par les utilisateurs et les folksonomies.

Pour répondre à ces défis, un nouveau modèle conceptuel pour la description archivistique, similaire au modèle FRBR (Pré-requis fonctionnels des notices bibliographiques – Functional Requirements of Bibliographic Records) est en cours de développement. La nouvelle norme nationale de description, tendant à être compatible avec les normes du Conseil international des archives, s’appuiera sur ce modèle conceptuel.

Depuis Brisbane : Comme des poissons dans l'eau !

Publié le 24/08/2012.

Claire Sibille a assisté à la conférence donnée par Olivier Morely (Royaume-Uni) sur la stratégie numérique pour l'archivage du Web par les Archives nationales.


Les Archives nationales du Royaume-Uni sont les deuxièmes archives les plus utilisées dans le monde. Ces douze derniers mois, l’équipe de TNA a redirigé 40 millions de liens brisés depuis 1 billion de pages Web qui ont été archivées depuis 1997.

Dans sa présentation, « Les Archives nationales : stratégie numérique », Olivier Morely a expliqué comment les archives étaient comme des poissons – Tous les poissons sont des poissons, toutes les archives sont des archives, elles sont difficiles à attraper et à conserver !

Les archives numériques ont des caractéristiques similaires aux archives physiques – grand volume et faible accès. Les Archives nationales moissonnent directement à partir du Web de manière à ce que les ministères n’aient pas à sélectionner les archives à conserver tant qu’elles sont publiées sur le Web.

Les archives numériques transférées aux Archives nationales ne sont pas migrées. Toutefois, les normes de métadonnées sont renforcées. La migration a été estimée non nécessaire dans la mesure où les formats numériques ont normalisé 99% des fichiers créés dans 20 formats cibles.

Les archives des Jeux olympiques de Londres de 2012 sont entièrement numériques, utilisant en majorité des fichiers Microsoft Office, des formats vidéo et images et des sites Web archivés. Chaque décision doit s’appuyer sur la manière dont les archives sont utilisées – dans vingt ans, nous devons être capables d’expliquer les choix que nous avons faits.

De Brisbane : Le programme de continuité numérique par Adrian Cunningham (Australie)

Publié le 24/08/2012.

Claire Sibille, service interministériel des Archives de France, nous dit tout !


Les Archives de l’État du Queensland (QSA) n’ont pas encore d’entrepôt numérique, mais elles travaillent avec l’administration pour construire des processus et des procédures de records management.

Adrian Cunningham, directeur des Archives numériques aux QSA, a présenté le Programme de continuité numérique qui a été élaboré dans ce cadre. La « continuité numérique » est le nouveau concept à la mode. Plus vaste que la préservation numérique à long terme, la continuité numérique implique de garantir l’accès aux documents à valeur probatoire essentiels (documents qui doivent être gardés cinq ans).

L’équipe des QSA a écrit en 2010 et 2011 différentes publications pour développer les capacités de continuité numérique au sein du gouvernement et pour donner aux autorités publiques un accès aux services, aux outils, aux politiques et aux guides relatifs à la continuité numérique.


La prochaine étape est de construire un entrepôt numérique de confiance. Pour en savoir plus : www.archives.qld.gov.au/Recordkeeping/DigitalContinuity/Pages/Default.aspx

Depuis Brisbane : dans un monde qui change, les bâtiments d’archives changent aussi…

Publié le 23/08/2012.

par France Saïe-Belaïsch (France) et Sébastien Barteleit (Allemagne)

 

Dans un monde qui change, les bâtiments d’archives changent aussi. Dans le domaine de la construction, les changements peuvent être longs, car plusieurs années s’écoulent entre l’écriture d’un programme et l’inauguration d’un bâtiment. Les changements architecturaux sont visibles pour chacun dans la construction de bâtiments d’archives, comme pour d’autres types de bâtiments.

Dans le domaine des archives, France Saïe-Belaïsch (Service interministériel des archives de France) a rappelé que la France a une longue tradition d’édifices construits spécialement pour leur conservation. Cependant, les bâtiments du siècle dernier sont souvent hors normes ou saturés et beaucoup d’édifices ont été construits depuis le nouveau millénaire. La conservation des documents demande des conditions de température et d’humidité spécifiques, particulièrement essentielles dans un bâtiment en grande partie dédié à la conservation des documents papier. De plus, l’obligation de concevoir des édifices économes en énergie est une obligation quel que soit le type de construction. La conservation préventive et le développement durable sont totalement compatibles.

Un bref aperçu de l’architecture des bâtiments d’archives a servi d’introduction à la présentation. De nombreuses projets de construction récents ou en cours ont été présentés, car ils offrent des exemples de solutions et de techniques nouvelles pour une architecture durable. Par exemple, les Archives départementales du Nord sont le premier bâtiment à énergie positive. L’annexe des Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques avec son bâtiment compact est également un exemple très intéressant. La réhabilitation de bâtiments existants est une option souvent retenue, spécialement pour les archives municipales. Elle permet aussi d’économiser de l’énergie de multiples façons.

Le développement durable n’est pas la seule raison du changement dans la conception des bâtiments d’archives : de nouveaux usages apparaissent dont il a été question au cours de l’exposé. L’influence des nouvelles technologies sur cette conception a aussi été présentée. Une architecture durable est de toute façon une architecture que l’on souhaite conserver. Les exemples de qualité, parfois signés par des architectes de renom en sont le reflet.

La présentation de Sébastien Barteleit des Archives fédérales allemandes était tout à fait en accord avec les arguments développés précédemment. Toutefois, si la première présentation était plutôt ciblée sur le développement durable et les magasins, le second intervenant a insisté à juste titre, dans cette optique de développement durable, sur la nécessité de traiter aussi les locaux du personnel et les salles de lecture. Il est tout à fait rassurant que les opinions des experts européens se rejoignent sur le sujet.

France Saïe-Belaïsch
Service interministériel des archives de France
 

Une approche "Web 3.0" pour la constitution d'un portail de ressources numériques

Publié le 22/08/2012.

Jean-François Moufflet, service interministériel des Archives de France, nous rapporte l'intervention de Jane Hunter, université du Queensland.

La professeure Jane Hunter, de l'université du Queensland, a délivré cet après-midi une communication sur la constitution d'un portail de ressources numériques dédiées à l'architecture postérieure à la Seconde Guerre Mondiale dans l'état du Queensland. Elle présentait l'intérêt d'exposer une méthodologie concrète, en remontant l'ensemble de la chaîne, depuis la constitution des ressources numériques, en grande partie orales, jusqu'à leur diffusion en ligne, en tirant parti du Web sémantique.

 

Pour les ressources proprement dites, il s'agit d'une opération de collecte de témoignages oraux, principalement auprès des architectes, et de leur transcription. Ces ressources sont ensuite chargées dans l'outil CMS open source Omeka. Elles seront par ailleurs traitées avec une indexation sémantique qui permettra de les relier à d'autres ressources qui seront accessibles au final grâce à une recherche dans un triplestore RDF. Un modèle de relations sémantiques a été créé et il est ainsi possible de relier une fiche d'architecte à celle de son épouse, de son collaborateur, aux monuments qu'il a édifiés, au cabinet qui l'a employé, à des images et des archives, etc. Des graphes RDF interactifs sont générés et montrent ainsi les grappes de ressources connectées entre elles. On peut se faire une idée d'un exemple de ressources liées à un architecte à partir de ce lien de la bibliothèque nationale d'Australie :
http://nla.gov.au/nla.party.1469578

 

Le portail, qui n'est pas encore accessible, permettra au public d'indexer, d'annoter et de déposer lui aussi des ressources liées à un architecte. Plusieurs modes de navigation au sein des ressources seront possibles (notamment par ligne chronologique et cartographie reposant sur un applet Google Maps).

Parmi les enjeux qui restent à relever figure aussi l'indexation automatisée à partir des transcriptions des entretiens.

Après cette présentation, on n'a qu'une hâte : l'ouverture du portail, et l'on retiendra les riches possibilités offertes par le web sémantique pour décloisonner les ressources. L'intérêt était aussi de montrer le traitement que l'on peut faire des archives orales.

http://www.uq.edu.au/atch/?page=168054