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Cartulaire de la Charité de Narbonne, XIIIe s.-XVIIe s. Publié le 30/11/2009. En février 2009, un document exceptionnel, le cartulaire de la Charité de Narbonne, été acquis par les Archives départementales de l’Aude avec l’aide de la Direction des Archives de France |
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Le cartulaire de la Charité de Narbonne fut longtemps une des pièces majeures de la collection de l’écrivain et philosophe René Nelli. Le père de ce dernier, Léon, l’avait acheté en 1926 à la librairie Pierre André à Montpellier ; il avait été alerté de cette mise en vente par le félibre narbonnais Paul Albarel qui regrettait de ne pas être en mesure d’en payer le prix. En 1968, lors de l’aménagement du château de Bouisse, René Nelli vendit le document à Elie Szapiro qui s’intéressait à l’histoire des juifs de Narbonne.
C’est un document historique de tout premier plan, à plus d’un titre. Il est évidemment fondamental pour qui veut connaître l’histoire des institutions d’assistance à Narbonne au Moyen Age. Et à ce titre, il n’a jamais fait l’objet d’une véritable étude. Jacqueline Caille, lorsqu’elle publia son ouvrage Hôpitaux et charité publique à Narbonne au Moyen Age, n’avait pas pu en avoir communication. Le cartulaire est commencé en juin 1269, à la demande d’Arnaut dels Cors, procureur de la Charité, et des consuls de la Cité. Ils ont deux objectifs : regrouper en un volume les titres de propriété de la Charité de Narbonne pour éviter toute perte ; faire transcrire dans le même registre les privilèges qui seront accordés dans le futur à l’institution. La tâche est confiée à Arnaut Rosset, escrivan public de Narbonne. Le cartulaire commence par la transcription d’une décision prise par les consuls de Narbonne, le 17 janvier 1259, pour réglementer les distributions de pain faites aux pauvres qui auront désormais lieu tous les ans trois jours par semaine de Pâques à Pentecôte et non plus un seul jour par an. Sont transcrits à la suite, du folio 4 au folio 72, les titres de la Charité de 1213 à 1265 (biens à Narbonne et à Villeneuve de Narbonne) puis, du folio 73 au folio 120, les actes passés de 1232 à 1272 (biens situés en dehors de Narbonne). Du folio 121 au folio 138, figurent divers testaments et actes d’acquisitions établis de 1212 à 1287 au profit de la Charité. Tous les documents, rédigés en latin, sont précédés d’une brève analyse rédigée en langue d’oc. Sur les derniers feuillets du registre, ont été transcrits à des périodes postérieures divers documents relatifs à Narbonne, à ses hôpitaux et institutions charitables : folios 139-140, donation faite en 1156 par la vicomtesse de Narbonne Ermengarde à l’hôpital Saint-Just et Saint-Pasteur de Narbonne de ses biens à Prat-de-Cest (copie du XVIIe siècle), folios 141-146 : copies du XIVe siècle de privilèges royaux concédés aux habitants de Narbonne et réunion des deux consulats de la Cité et du Bourg en un seul consulat, folio152 : testament de 1303 en faveur de la Charité, folio 154-156 r° : acte de 1470 concernant le droit de cosse (droit de mesurage) appartenant à l’hôpital de la Cité de Narbonne, f° 156 v°-157 : accord passé en 1433 entre les consuls et les administrateurs de la maison de la Charité et le chapelain de l’église Saint-Félix de Narbonne (incomplet).
Si le cartulaire doit permettre à l’historien d’établir une topographie et une typologie des biens appartenant à la Charité de la Cité de Narbonne et destinés à assurer des distributions de nourriture et de vêtements aux démunis, il lui ouvre également bien d’autres pistes de recherches, notamment pour ce qui est de l’étude de la société narbonnaise au XIIIe siècle.
René Nelli insiste sur l’intérêt que présente le document pour la connaissance de la langue d’oc au XIIIe siècle et l’identification de certains troubadours narbonnais et de leurs protecteurs. Elie Szapiro, quant à lui, met en évidence l’apport du document sur l’importance des communautés juives languedociennes avant l’expulsion de 1306 et sur la présence de juifs dans l’entourage immédiat de certains officiers royaux, comme le viguier de Béziers en 1250. |
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Album photographique de la Société autrichiennes des chemins de fer de l'État, 1860 Publié le 02/07/2009. Les Archives nationales du monde du travail ont fait l'acquisition par la Direction des Archives de France d'un album grand format, 42x52 cm, daté de 1860. |
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En 1855, le gouvernement autrichien concède les chemins de fer d'Autriche et de Hongrie aux banquiers français Isaac Pereire et Raphaël Galliera pour une durée de 90 ans. Cette transaction donne naissance à un conglomérat industriel qui prend le nom de Société autrichiennes des chemins de fer de l'État qui regroupe des exploitations minières, des fonderies, des usines métallurgiques, des ateliers de construction mécanique, des lignes de chemins de fer et même des exploitations forestières. Cette société joue un rôle moteur dans l'économie de l'Empire autrichien, qui englobe alors dans sa partie méridionale et orientale, la Hongrie, la Croatie, la Slavonie, la Transylvanie et le Banat, région frontière aux confins de la Turquie et de la Serbie. Elle publie en 1860 un album composé de photographies et de plans architecturaux. Les 25 photographies sur papier, dont 12 signées du photographe viennois Andreas Groll, représentent des paysages, sites industriels, exploitations minières et forestières, village et populations locales de la région du Banat. Quant aux 26 plans, ils donnent de façon très détaillées l'organisation des forges et ateliers de construction de Vienne, mais aussi l'extérieur et l'intérieur de trois édifices religieux. Il s'agit d'un document exceptionnel en provenance de cette Société, dont on ne dispose que de quelques sources indirectes dans certains fonds conservées aux ANMT, notamment dans les fonds bancaires et financiers (25 AQ Crédit Mobilier, 65 AQ Association nationale des porteurs français de valeurs mobilières, 115 AQ Banque Fould, 132 AQ Banque Rothschild, 207 AQ Banque Ottomane, 2008 034 Banque Franco-serbe), dans des fonds d'entreprises (89 AQ Spie-Batignolles, 208 AQ Groupe Marine-Wendel) et dans des papiers personnels (2004 041 Mondine Fabrer, 1993 014 Henri Petiet, 1994 059 Louis Mercier).
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Chartrier du château de Beauregard, XIVe-XIXe siècle Publié le 16/01/2009. Les archives du château de Beauregard font leur entrée aux Archives départementales du Var. L'acquisition a été subventionnée en partie par la Direction des Archives de France. |
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Ces archives, dont certaines sont en provençal, couvrent une large période allant du XIVe au XIXe siècle, avec une prédominance des XVIIe et XVIIIe siècles. Il faut mentionner également quelques très belles pièces de la période médiévale (la plus ancienne datant de 1311).
Sans rentrer dans le détail du contenu de ce chartrier composé essentiellement, comme de coutume, de titres de propriété, de livres terriers, de pièces de gestion, de quantité de dossiers de procédures, il convient de signaler plus singulièrement : |
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Album de dessins des Pyrénées daté de 1856 Publié le 16/01/2009. Les Archives départementales des Hautes-Pyrénées ont fait l’acquisition en librairie, avec l’aide de la Direction des Archives de France, d’un bel album in 4° oblong de dessins des Pyrénées à la mine de plomb, daté de 1856. |
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L’auteur de cet album relié en toile bordeaux est inconnu, en dépit du décor de la reliure (lettre L couronnée). Conservé sous la cote 27 Fi 2, il rassemble 73 dessins présentés dans l’ordre approximatif du voyage d’ouest en est (Lourdes, Saint-Savin, Beaucens, vallée de Cauterets, vallée de Barège, Bagnères-de-Bigorre), le long de ce qui deviendra la « Route des Pyrénées ». Il présente un grand intérêt documentaire pour le département, en indiquant à la fois les lieux qui ont attiré les touristes, mais également en donnant une image de ces lieux, parfois prestigieux, à la date du dessin. Il offre en particulier quelques images de Lourdes, deux ans avant les Apparitions à Bernadette Soubirous. Il complète fort heureusement le magnifique album de dessins de Marie de Charnacé, fille de Marie d’Agoult, daté de 1854, acquis en 2003 (27 Fi 1). |
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Fragment d'un rentier de la confrérie Notre-Dame de la cathédrale de Rouen Publié le 16/01/2009. Préempté, en octobre 2008, par la Direction des Archives de France pour les Archives départementales de la Seine-Maritime. |
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Fragment d'un rentier de la confrérie Notre-Dame de la cathédrale de Rouen comportant une peinture en pleine page attribuée au Maître des Heures de Jean Angot, v. 1530. Le document, calligraphié, est remarquable surtout par sa grande peinture en pleine page représentant une Vierge à l'enfant devant un paysage encadré par deux donateurs à genoux que leurs armes permettent d'identifier (Allonce de Civille et Gauthier Cothon). On a pu rapprocher cette peinture de celles du livre d'heures Angot (BnF, nouvelles acquisitions latines 392).
C'est un témoin important de l'activité à Rouen des ateliers d'enluminure dans la première moitié du XVe siècle, dont les Archives départementales de Seine-Maritime possèdent déjà plusieurs exemples précieux (cartulaires de Saint-Maclou, Saint-Vincent...) Il vient par ailleurs compléter les nombreuses pièces conservées en provenance des confréries de la cathédrale, et particulièrement de la confrérie Notre-Dame (cotes G 3553-3568, 8779-8782, 9840-9841)
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