Les classes à PAC

 

Voir la circulaire du 14 juin 2001

 

Les classes à PAC (projet artistique et culturel) sont « un parcours pédagogique » qui permet aux enseignants (maîtres ou professeurs) de proposer, dans le cadre à la fois des horaires et des programmes, une expérience artistique et culturelle pour tous les élèves de leurs classes avec le concours d’un artiste ou d’un professionnel de la culture, au travers d’un projet construit en commun.

Les classes à PAC s'intègrent dans une politique locale en faveur des arts et de la culture (PAAC: plan académique pour les arts et la culture) et sont mises en place pour une durée d’un an (pour les lycées, le projet se déroule sur tout ou partie de l’année scolaire). Elles s’inscrivent dans un projet d’établissement (école, collège, lycée) et peuvent s’accompagner d’actions de formation de personnes-ressources. Les aides financières sont accordées par les académies (rectorats) et les DRAC ainsi que par tout autre partenaire (collectivités, structures culturelles, etc.) engagé dans l’éducation artistique et culturelle.

Les services d’archives s’impliquent assez largement dans ces dispositifs car ils présentent des ressources et des outils pédagogiques indispensables pour l’apprentissage des élèves.

Une action originale aux Archives départementales des Yvelines: Lecture – écriture de romans policiers historiques.

Dans le cadre d’un travail sur des archives judiciaires du début du XIX e siècle (1814-1848), les élèves de seconde d’un lycée de Versailles sont venus travailler sur des archives de la cour d’assises de la ville, sélectionnées au préalable par l’un des professeurs du service éducatif. Ils ont dépouillé les dossiers d’accusation avec les procès-verbaux, les témoignages, les enquêtes, les plans aquarellés de reconstitution des scènes de crimes.

A la suite de lectures de romans policiers historiques et de rencontres avec leurs auteurs, puis du dépouillement des archives, les élèves ont écrit des nouvelles policières sur fond historique avec l’aide de l’écrivain Guillaume Prévost. Avec une grande inventivité et une certaine habileté, ils ont su intégrer les éléments des affaires sur lesquelles ils ont travaillé. Il ont su, parfois même, dépasser l’affaire judiciaire et son époque pour en rendre le caractère universel.